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Des mots d'instants

Pour nos parents, nos grands-parents.

Pour elle ou lui qui n'a rien demandé,

qui ne comprend pas.

Pour celle ou celui qui a déjà vécu une guerre.

Ou deux guerres.

Et qui ne comprend pas cette période infecte

avec une bombe d'un autre genre sur la gueule.

Une bombe appelée "solitude".

Puis, ces règles.

Une ou deux personnes, max, dans la réalité.

Avec, du coup, une présence assumée

et très régulière de "nous".

Parce que nous vivons pour ça aussi.

Et, du coup aussi, ils ne mourront pas. Non.

Ou moins vite.

On porte un masque, on garde les distances et voilà.

C'est très dur, oui, mais on n'a pas trop le choix.

Et on sera content d'avoir été là jusqu'au bout.

Savons-nous, nous-mêmes, jusqu'où on ira ?

C'est le moment ou jamais d'être là.

Juste là où c'est nécessaire.

Là où notre vie retrouve un de ses sens.

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On aurait aimé s'en détacher. On aurait aimé l'oublier. On aurait aimé ne plus y penser.

Mais c'était encore plus fort que lui : ce foutu virus s'est rappelé à nous de manière tout aussi virulente qu'il peut contaminer de façon fulgurante.

On se sent encore plus étrange après cette nouvelle conférence de presse. Davantage perdu, menacé, entravé, menotté... 

Que dire sinon ce sentiment redoutable d'être enchaîné, retenu, empêché. Ce goût amer de vie interrompue.

Certes, on respectera les "règles" qui nous semblent, au fil des mois, comme un étau qui se resserre sur notre instinct de librement circuler. Certes, on comprendra que de ces gestes respectés, on pourra espérer un réel chouette avenir.

Mais quel désolant ressenti de mois gâchés, de moments de vie perdus. Oui, des moments de vie perdus pour des moments de vie à gagner. Que c'est bizarrement antagoniste comme notions à intégrer. 

Juste un autre instinct qui nous revient : celui de survivre. Survivre à l'anxiété, au défaitisme comme au désespoir. Juste se rappeler encore plus fort que vivre est beau.

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Nous voilà à craindre une annonce, des recommandations, des obligations,... tous pays confondus. Contraignantes ou non, c'est selon.

On devra s'y faire, nul choix. 

Qu'en penser excepté que notre mode de vie s'en trouve extrêmement chamboulé ? Que nos rapports sociaux ne sont plus qu'inexistants à moins de s'en foutre ?

Mon dernier verbe utilisé n'a aucune vulgarité. Il reflète le quasi "supportable" de l'être humain dans ce qu'il peut accepter.

Nous sommes fatigués, éreintés, las... 

Trop dur de ne pas embrasser, trop dur de ne pas étreindre, trop dur de ne pas enlacer une personne, au moins, dans le besoin.

Sauront-ils nous parler en empruntant ces mots-là ?

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Vous vous rappelez de ce bisou ? Abandonné nonchalamment sur la joue d'un garçon comme d'une fille. Sur la joue d'une amie, d'un ami, d'une tante, d'un oncle, d'une grand-mère, d'un grand-père, d'un grand corps malade ou d'un être tout chétif... 

Je pourrais en ajouter tant et tant de ces êtres qu'on aime et qui ont tant besoin de ces moments-câlins et qui leur font tant souffrance en ces instants.

Comment expliquer à tout un chacun ce manque terrible de chaleur humaine ? Comment faire comprendre à certain(e)s à quel point les rapports humains, tactils, sensuels, ont pu passer d'une évidence à une quasi-interdiction de savourer.

Comment traduire tout ça en des mots, des valeurs qui n'ont pas perdu de leur sens au fond de nous-mêmes ?

Un défi incommensurable à une époque où, plus que jamais, l'une et l'un, l'un et l'un, l'une et l'une, ont besoin de comprendre puis d'y adhérer puis se retrouver avant d'à nouveau s'enlacer puis s'embrasser amoureusement, tendrement car... c'est grâce à ça qu'on tient.

Grâce à ce... toucher qu'on s'accorde comme permis. 

Comme promis, comme retrouvable.

Et pour d'autres, c'est la peur de franchir l'interdit alors que tout devrait être permis.

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Et me revoilà à nouveau sur "mon" blog après de longs longs mois d'absence...

Avec un oeil...

Pourquoi me direz-vous ?

J'ai toujours adoré les yeux et ce qu'ils signifiaient, bien malgré eux. Un peu comme des traîtres, finalement. Et on le sait : le regard en dit tant... En cette période masquée, c'est le pire du tout. Du moins comme du pire. 

Des gens qui maîtrisent leur regard comme ceux qui en jouent.

Un souvenir d'Athènes en septembre dernier au retour d'une plage. Dans un de ces trams qui vous relient le sable à la pierre abrupte d'une ville imprévisible. N'est-ce pas d'ailleurs pour ça que je l'aime tant, cette Athènes ?

Bref je m'égare.

Dans ce tram, donc, m'est apparu un passager incertain. Un gars mouillé de partout. De la tête au pied, juste dégoulinant. Mais de beauté et de sensualité. Avec le masque obligé bien que trempé, avec des cheveux humides parce qu'obligés, avec une belle barbe noire que l'eau n'avait pas osé abimé, avec des yeux mouillés qui n'accentuaient que leur beauté bleutée.

Nos regards se sont croisés à deux ou trois reprises. Oui, mon coeur battait. Le sien ? Je ne le sais.

Se reverra-t-on ? Sans doute pas. Mais quel moment de vie, quel moment de mots, quels nouveaux mots d'instants...

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Le texte suivra...

Rien d'autre à masquer dans mes mots d'instants.

Juste merci à vous d'y revenir très vite <3 

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Des mots d'instants

Se poser, capter, écrire des instants de vie qui intriguent, apaisent ou interrogent. Parfois, un peu de rêverie et de fiction s'en mêlent.

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